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on Thursday, December 8th, 2011 at 06:14 and is filed under Philosophie, Sociologie.
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8 Responses to “Épisode #136: Bruno Latour serait-il scientiste ?”
Sur ces questions la, il y a feyerabend, qui fait a mon avis mieux que Latour sur ces questions (qui ne relève pas de l’anthropologie des sciences, mais de la philosophie des sciences).
Pour ma part, faisant de la philosophie des sciences, j’en suis arrivé a la conclusion que la science n’a pas pour objectif de dire la vérité, mais d’être un savoir élaborée de manière rigoureuse.
Un des problèmes en effet de la vérité c’est ce que l’on entend par “vérité”, hors il y a différents sens, qui apparaissent quand différentes théories explique un meme phénomène et qu’il faut choisir une théorie parmi d’autres : fécondité (les nouveaux problèmes ou raisonnements qu’elle apporte), exactitude, simplicité (ou beauté), amplitude (ce qu’elle permet de comprendre parmi ce qu’on comprenais pas), pragmatisme (ça fonctionne !).
A chaque fois, il y a un enjeu sur ces critères. Et par suite pour moi, il n’existe pas de science sans présupossé métaphysique. Mais si l’on veux être rigoureux jusqu’au bout, il suffit d’admettre sa position métaphysique, au lieu de faire comme si elle n’existait pas.
Le courant conventionnaliste en philosophie des sciences a bien pris conscience de ce problème. Et Einstein n’aurait jamais pu poser ses nouvelles bases théoriques sans partir du constat du conventionnalisme (les sciences sont basé sur un ensemble de conventions).
Ensuite sur les enjeux du savoir avec la société, c’est différent. Quand il faut expliquer l’origine du monde par ex. Si l’on a pas le souci du scientifique, il n’y a aucune raison (sociale) de dire que la théorie du big bang se justifie plus qu’une autre origine du monde décrit par une religion etc.
En fait le pb c’est que la science, parfois sort de sa logique descriptive pour tenter de répondre a des questions existentielle. Quand elle fait cela, son discours p.ê légitime s’il ne vient pas dire aux autres : c’est moi qui est raison et vous non, car précisément dans ce domaine la, il n’est pas question que qq.un dise qq.chose.
Je pourrait être d’accord avec la distinction de science et pseudoscience mais je ne partage pas d’accord avec la manière dont la question est critiqué. Le problème n’est pas qu’on fasse des recherches sur a peu près n’importe quoi. Au contraire, c’est intéressant de faire des recherches. Le problèmes c’est d’affirmé péremptoirement que les recherches que l’on a commise aboutissent a un savoir par ex. que l’on peu reproduire ou contrôler (autrement dit, critère de vérité = pragmatisme). Car après tout, si la parapsychologie, reste une démarche par exemple de l’ordre du même genre que l’histoire, pourquoi ne serait telle pas reconnu comme science, au même titre que l’histoire ?
Tout dépend de l’objectif que l’on fixe en plus de la rigoureusité au savoir.
En ce qui concerne Feyerabend, je pense qu’il présente aussi des dérives postmodernes, même s’il raconte parfois (comme Latour) des choses intéressantes. J’éviterais de le conseiller comme philosophe des sciences, en tout cas sans une sérieuse dose d’esprit critique. Je ne suis pas convaincu que Bruno Latour soit bien pire que Feyerabend. J’y vois plutôt des gens dans un même courant de pensées.
Feyerabend est partisan du critère “pragmatique” de vérité. En cela il a mis en place des choses intéressantes. Mais comme je l’indiquais, il y a d’autres auteurs.
Sinon, un livre que je conseillerai du coup, serai celui du prof que j’ai eu :
Anastasios Brenner “Raison scientifique et valeurs humaines ; essai sur les critères du choix objectif”
h*tp://w*w.puf.com/wiki/Autres_Collections:Raison_scientifique_et_valeurs_humaines
Il était passé aussi a France Culture, même si j’apprécie pas trop ce qu’a donné l’émission (l’interviewer par dans tous les sens) :
ht*p://w*w.franceculture.fr/emission-continent-sciences-raison-et-valeur-dans-les-sciences-2011-10-17.html
Je préfère par exemple l’épistémologie d’un Massimo Pigliucci (voir par exemple son excellent livre “Nonsense on Stilts”). Il s’agit d’une épistémologie relativement représentative de ce que l’on trouve généralement dans le mouvement sceptique.
Par contre, je dois avouer que malheureusement je ne connais pas ton ancien prof.
J’en pense que, de manière générale, le fait que j’interviewe quelqu’un sur le balado n’implique pas que je sois nécessairement d’accord avec tout ce qu’il a dit ou écrit dans sa vie. Je dirais même plus: cela n’implique pas non plus que je sois d’accord avec tout ce qu’il (ou elle) dit durant l’interview elle-même.
En ce qui concerne Q spécifiquement, je savais qu’il était venu originellement sur le blog Scepticisme scientifique parce qu’il était plutôt à l’époque un tenant de l’existence du psi (je suspecte principalement après avoir lu le blog des étudiants du GEIMI). Néanmoins, avec ce qu’il explique durant cette interview, je pense que sa conception des choses a évoluée ces derniers temps (puisqu’il y dit clairement qu’il pense que la parapsychologie est une pseudo-science).
Quoi qu’il en soit, j’ai déjà interviewé un tenant du psi sur le balado (Pierre Macias), un chasseur de fantômes (Gregory Lesieur) et même un spirite (ici). Il est clair que je n’étais pas d’accord avec tout ce qui était dit dans ces interviews, mais il est tout aussi clair que si des occasions se représentaient d’interviewer des tenants (que je juge comme étant potentiellement intéressants), je le referai.
Je vous invite à commenter sur mon article concernant les phénomènes paranormaux (article dont je cite un extrait de la conclusion : “d’un point de vue purement rationnel, en l’état actuel de la recherche, nous ne pouvons que nous aligner sur la position du scepticisme scientifique, à savoir qu’il est impossible aujourd’hui d’affirmer que le “psi” existe et que les recherches ne sont pas concluantes” )
Bonjour,
@ J.-M. A. (admin du 24 déc) : OK, j’approuve votre politique !
@ Quentin : merci de votre invitation.
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
Alain
Sur ces questions la, il y a feyerabend, qui fait a mon avis mieux que Latour sur ces questions (qui ne relève pas de l’anthropologie des sciences, mais de la philosophie des sciences).
Pour ma part, faisant de la philosophie des sciences, j’en suis arrivé a la conclusion que la science n’a pas pour objectif de dire la vérité, mais d’être un savoir élaborée de manière rigoureuse.
Un des problèmes en effet de la vérité c’est ce que l’on entend par “vérité”, hors il y a différents sens, qui apparaissent quand différentes théories explique un meme phénomène et qu’il faut choisir une théorie parmi d’autres : fécondité (les nouveaux problèmes ou raisonnements qu’elle apporte), exactitude, simplicité (ou beauté), amplitude (ce qu’elle permet de comprendre parmi ce qu’on comprenais pas), pragmatisme (ça fonctionne !).
A chaque fois, il y a un enjeu sur ces critères. Et par suite pour moi, il n’existe pas de science sans présupossé métaphysique. Mais si l’on veux être rigoureux jusqu’au bout, il suffit d’admettre sa position métaphysique, au lieu de faire comme si elle n’existait pas.
Le courant conventionnaliste en philosophie des sciences a bien pris conscience de ce problème. Et Einstein n’aurait jamais pu poser ses nouvelles bases théoriques sans partir du constat du conventionnalisme (les sciences sont basé sur un ensemble de conventions).
Ensuite sur les enjeux du savoir avec la société, c’est différent. Quand il faut expliquer l’origine du monde par ex. Si l’on a pas le souci du scientifique, il n’y a aucune raison (sociale) de dire que la théorie du big bang se justifie plus qu’une autre origine du monde décrit par une religion etc.
En fait le pb c’est que la science, parfois sort de sa logique descriptive pour tenter de répondre a des questions existentielle. Quand elle fait cela, son discours p.ê légitime s’il ne vient pas dire aux autres : c’est moi qui est raison et vous non, car précisément dans ce domaine la, il n’est pas question que qq.un dise qq.chose.
Je pourrait être d’accord avec la distinction de science et pseudoscience mais je ne partage pas d’accord avec la manière dont la question est critiqué. Le problème n’est pas qu’on fasse des recherches sur a peu près n’importe quoi. Au contraire, c’est intéressant de faire des recherches. Le problèmes c’est d’affirmé péremptoirement que les recherches que l’on a commise aboutissent a un savoir par ex. que l’on peu reproduire ou contrôler (autrement dit, critère de vérité = pragmatisme). Car après tout, si la parapsychologie, reste une démarche par exemple de l’ordre du même genre que l’histoire, pourquoi ne serait telle pas reconnu comme science, au même titre que l’histoire ?
Tout dépend de l’objectif que l’on fixe en plus de la rigoureusité au savoir.
Bonjour Bug-in,
En ce qui concerne Feyerabend, je pense qu’il présente aussi des dérives postmodernes, même s’il raconte parfois (comme Latour) des choses intéressantes. J’éviterais de le conseiller comme philosophe des sciences, en tout cas sans une sérieuse dose d’esprit critique. Je ne suis pas convaincu que Bruno Latour soit bien pire que Feyerabend. J’y vois plutôt des gens dans un même courant de pensées.
Sceptiquement vôtre,
Feyerabend est partisan du critère “pragmatique” de vérité. En cela il a mis en place des choses intéressantes. Mais comme je l’indiquais, il y a d’autres auteurs.
Sinon, un livre que je conseillerai du coup, serai celui du prof que j’ai eu :
Anastasios Brenner “Raison scientifique et valeurs humaines ; essai sur les critères du choix objectif”
h*tp://w*w.puf.com/wiki/Autres_Collections:Raison_scientifique_et_valeurs_humaines
Il était passé aussi a France Culture, même si j’apprécie pas trop ce qu’a donné l’émission (l’interviewer par dans tous les sens) :
ht*p://w*w.franceculture.fr/emission-continent-sciences-raison-et-valeur-dans-les-sciences-2011-10-17.html
Bonjour Bug-in,
Je préfère par exemple l’épistémologie d’un Massimo Pigliucci (voir par exemple son excellent livre “Nonsense on Stilts”). Il s’agit d’une épistémologie relativement représentative de ce que l’on trouve généralement dans le mouvement sceptique.
Par contre, je dois avouer que malheureusement je ne connais pas ton ancien prof.
Sceptiquement vôtre,
bonjour,
Q a aussi publié ceci : http://ungraindesable.blogspot.com/2010/06/les-phenomenes-paranormaux.html
Qu’en pensez-vous ?
Bonjour Alain,
J’en pense que, de manière générale, le fait que j’interviewe quelqu’un sur le balado n’implique pas que je sois nécessairement d’accord avec tout ce qu’il a dit ou écrit dans sa vie. Je dirais même plus: cela n’implique pas non plus que je sois d’accord avec tout ce qu’il (ou elle) dit durant l’interview elle-même.
En ce qui concerne Q spécifiquement, je savais qu’il était venu originellement sur le blog Scepticisme scientifique parce qu’il était plutôt à l’époque un tenant de l’existence du psi (je suspecte principalement après avoir lu le blog des étudiants du GEIMI). Néanmoins, avec ce qu’il explique durant cette interview, je pense que sa conception des choses a évoluée ces derniers temps (puisqu’il y dit clairement qu’il pense que la parapsychologie est une pseudo-science).
Quoi qu’il en soit, j’ai déjà interviewé un tenant du psi sur le balado (Pierre Macias), un chasseur de fantômes (Gregory Lesieur) et même un spirite (ici). Il est clair que je n’étais pas d’accord avec tout ce qui était dit dans ces interviews, mais il est tout aussi clair que si des occasions se représentaient d’interviewer des tenants (que je juge comme étant potentiellement intéressants), je le referai.
Sceptiquement vôtre,
Bonjour Alain,
Je vous invite à commenter sur mon article concernant les phénomènes paranormaux (article dont je cite un extrait de la conclusion : “d’un point de vue purement rationnel, en l’état actuel de la recherche, nous ne pouvons que nous aligner sur la position du scepticisme scientifique, à savoir qu’il est impossible aujourd’hui d’affirmer que le “psi” existe et que les recherches ne sont pas concluantes” )
Quentin
Bonjour,
@ J.-M. A. (admin du 24 déc) : OK, j’approuve votre politique !
@ Quentin : merci de votre invitation.
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
Alain