Bon : vulgarisation des maths… mais le sujet déborde très largement. Soit.
Nous voila devant un discours qui explique que la complexité d’une science, quelle qu’elle soit, ne peut plus, à un certain niveau être transmise et comprise sauf aux initiés de la dite-science.
C’est très intéressant. Car cela veut dire que, à un certain niveau, les plus grand physiciens, les plus astronomes et biologistes… n’auront jamais le niveau mathématique nécessaire pour comprendre les maths dont ils ont besoin.
D’un autre coté c’est rassurant. Ils font partis des 99% des êtres humains qui ne peuvent avoir réellement accès aux progrès des mathématiques.
Si on caractérisait l’être humain par le degré de ses capacités mathématiques, alors il faut éliminer ces 99% d’humanité qui ne méritent plus l’appellation d’être humains, du fait de leur incapacité à capter toutes les subtilités des plus hautes mathématiques.
Mais il y a une chose rassurante, c’est qu’il est bien certain que les matheux entre-eux ne doivent pas toujours être vraiment certain de bien saisir tout les tenants et aboutissant de ce que peuvent pondre leur illustres collègues.
C’est ce genre de question que l’interviewer devrait poser, je pense, à son invité : d’après lui : celui qui a un niveau “bac moins un” en math est-il un être humain à taux plein, ou à taux limité ?
Mais alors, ce génie mathématique peut-il me composer vite fait bien fait un opéra de Mozart, ou un tableau de Monet, ou un roman de Victor Hugo ?
A mon avis, la vulgarisation mathématique est tout a fait possible – mais il y a deux écueils pour celui qui s’y risquerait : d’abord la perte de prestige, qui ferait découvrir au monde un simple empilement de raisonnement logiques, qui s’imbriquent comme les pièces d’un moteur, une simple mécanique d’horlogerie un peu complexe. Ensuite, la démystification le jetterait immédiatement aux bans du groupe auquel il appartient.
C’est pourquoi, dans l’interview où il est tellement vanté Internet, on verra qu’Internet est le dernier lieu ou l’on trouve de la vulgarisation mathématique.
Il est pourtant très simple de comprendre où – en matière de maths – des gens d’une intelligence commune perdent pieds. Après quelques phrases simples… pouf, un saut intellectuel et sémantique marque rapidement la barrière entre initiés et non initiés.
On le voit dans les bouquins d’histoire des maths, soit disant accessibles à tous, qui dès la quatrième page ne s’adressent finalement qu’à leur pairs, et non au public.
Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement. Et je ne vois pas pourquoi on considère que la philosophie est accessible à toute personne qui s’en donne la peine, mais pas les maths.
Vous parlez un peu de biologie : pardon, mais la vulgarisation concernant la biologie est d’un niveau correct, qui ne dénature pas cette science. Le public n’est pas abruti : il sait qu’on lui simplifie les choses, mais qu’il pourrait pousser plus loin les investigations s’il le souhaite. En maths : aucun espoir.
Si les mathématiciens en arrivent à la conclusion qu’il ne savent et ne peuvent communiquer qu’aux mathématiciens – heureusement que ce n’est pas le cas de tous les scientifiques qui eux n’ont pas peur du monde imparfait de l’humain.
Bon : vulgarisation des maths… mais le sujet déborde très largement. Soit.
Nous voila devant un discours qui explique que la complexité d’une science, quelle qu’elle soit, ne peut plus, à un certain niveau être transmise et comprise sauf aux initiés de la dite-science.
C’est très intéressant. Car cela veut dire que, à un certain niveau, les plus grand physiciens, les plus astronomes et biologistes… n’auront jamais le niveau mathématique nécessaire pour comprendre les maths dont ils ont besoin.
D’un autre coté c’est rassurant. Ils font partis des 99% des êtres humains qui ne peuvent avoir réellement accès aux progrès des mathématiques.
Si on caractérisait l’être humain par le degré de ses capacités mathématiques, alors il faut éliminer ces 99% d’humanité qui ne méritent plus l’appellation d’être humains, du fait de leur incapacité à capter toutes les subtilités des plus hautes mathématiques.
Mais il y a une chose rassurante, c’est qu’il est bien certain que les matheux entre-eux ne doivent pas toujours être vraiment certain de bien saisir tout les tenants et aboutissant de ce que peuvent pondre leur illustres collègues.
C’est ce genre de question que l’interviewer devrait poser, je pense, à son invité : d’après lui : celui qui a un niveau “bac moins un” en math est-il un être humain à taux plein, ou à taux limité ?
Mais alors, ce génie mathématique peut-il me composer vite fait bien fait un opéra de Mozart, ou un tableau de Monet, ou un roman de Victor Hugo ?
A mon avis, la vulgarisation mathématique est tout a fait possible – mais il y a deux écueils pour celui qui s’y risquerait : d’abord la perte de prestige, qui ferait découvrir au monde un simple empilement de raisonnement logiques, qui s’imbriquent comme les pièces d’un moteur, une simple mécanique d’horlogerie un peu complexe. Ensuite, la démystification le jetterait immédiatement aux bans du groupe auquel il appartient.
C’est pourquoi, dans l’interview où il est tellement vanté Internet, on verra qu’Internet est le dernier lieu ou l’on trouve de la vulgarisation mathématique.
Il est pourtant très simple de comprendre où – en matière de maths – des gens d’une intelligence commune perdent pieds. Après quelques phrases simples… pouf, un saut intellectuel et sémantique marque rapidement la barrière entre initiés et non initiés.
On le voit dans les bouquins d’histoire des maths, soit disant accessibles à tous, qui dès la quatrième page ne s’adressent finalement qu’à leur pairs, et non au public.
Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement. Et je ne vois pas pourquoi on considère que la philosophie est accessible à toute personne qui s’en donne la peine, mais pas les maths.
Vous parlez un peu de biologie : pardon, mais la vulgarisation concernant la biologie est d’un niveau correct, qui ne dénature pas cette science. Le public n’est pas abruti : il sait qu’on lui simplifie les choses, mais qu’il pourrait pousser plus loin les investigations s’il le souhaite. En maths : aucun espoir.
Si les mathématiciens en arrivent à la conclusion qu’il ne savent et ne peuvent communiquer qu’aux mathématiciens – heureusement que ce n’est pas le cas de tous les scientifiques qui eux n’ont pas peur du monde imparfait de l’humain.
Ph.