Interview: Irène Delse.
Liens mentionnés dans l’épisode:
- “L’Extérieur de l’Asile: La vie est une auto-fiction. À plusieurs mains” (blog d’Irène Delse).
Tags: Athéisme, Elevatorgate, Féminisme, Irène Delse, Rebecca Watson, Richard Dawkins
Interview: Irène Delse.
Liens mentionnés dans l’épisode:
- “L’Extérieur de l’Asile: La vie est une auto-fiction. À plusieurs mains” (blog d’Irène Delse).
Tags: Athéisme, Elevatorgate, Féminisme, Irène Delse, Rebecca Watson, Richard Dawkins
[...] Juste un mot rapide pour signaler que je suis cette semaine l’invitée du balado Scepticisme scientifique (Jean-Michel Abrassart aux manettes), pour parler d’un sujet qui a bien remué la blogobulle sceptique depuis quelques semaines: la polémique dite de l’« Elevatorgate ». [...]
Dans les années 70, j’ai connu des personnes qui affichaient sur la porte de leur appartement les lettres MLAC – ce qui signifiait qu’elles (et les médecins concerné) prenaient le risque de la prison pour pratiques d’avortements (un crime à cette époque), et aussi les représailles physiques des camps adverse.
Ces mêmes personnes qui assumaient leurs engagements au prix de risques physiques et judiciaires, ont au fil du temps pris leur distances avec les milieux féministes… il faudrait commencer à sérieusement se demander pourquoi.
Je ne connais rien de cet elevatorgate. Mais expliquez-moi ce qu’il y a de sexiste à dire à une dame : vous me plaisez, accepteriez-vous de venir prendre un verre chez moi ? Est-ce un viol ? Une agression ? C’est une proposition entre adultes, c’est tout.
Ressentir ça comme une agression, c’est avoir un gros problème. Un agresseur : il agresse. Il ne demande pas poliment la permission.
Et… bien des femmes agissent de même. Elles savent très bien faire des propositions elles aussi. Faut-il aussi les taxer de violeuse en puissance ?
Rapprocher une proposition dans un ascenseur et l’excision rituelle… : ne pensez vous pas, a force de pousser l’enchainement des raisonnements, à aboutir à un discours qui perd tout sens commun ?
Encore deux choses. En matière de séduction, dans les années 70, pour séduire, les hommes avaient compris “le truc” : se faire pousser la barbe, les cheveux, et trois accords de guitare folk… tout ça en réalité pour “emballer”. C’était, en fait, autrement plus hypocrite que de simplement dire à une dame : vous me séduisez.
Dernière chose. Tous ces discours laissent à penser que les femmes n’auraient, elles, aucun désir, et que par ailleurs toutes leurs actions sont sous le sceau d’une honnêteté irréprochable. Les hommes, eux, étant des choses qu’il ne convient même pas de qualifier pour rester poli.
Je comprends et soutien bien des revendications des féministes – mais leur sexe ne les placent nullement à l’abri des mêmes conneries dont sont capables les hommes.
Pour finir sur une note plus joyeuse : il y a un (vieux) petit roman de SF où le héros est au départ un homme, un détective, un dur à cuire. On suit ses aventures. Mais au milieu du roman, SF oblige, il lui prend l’envie de changer de sexe et devient donc une femme, séduisante, charmeuse. Le lecteur est troublé, car il reste le héros de l’histoire – et ça me parait plus féministe que bien des thèses.
Bref : le discours parait tellement dans tous les sens que j’ai rien compris à cet ascenseurgate qui m’a paru plus une affaire d’onanisme intellectuel – quand on pense aux femmes condamnées à vivre enfermées dans leur maison sans aucun accès à l’éducation.
Philippe.