Nicolas Gauvrit discute de la génodique:
Tags: génodique, Nicolas Gauvrit, pseudo-sciences
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on Saturday, January 1st, 2011 at 00:01 and is filed under Pseudo-sciences.
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Épisode passionnant (une fois de plus ) et toujours plein d’humour ce qui ne gâche rien !
Juste une petite remarque concernant « l’expérience » menée au sénégal et relatée par Joel Sternheimer. Outre sa méthodologie douteuse et l’absence d’aveugle souligné par Nicolas Gauvrit, une part de la réponse est donnée directement par l’auteur (à 29’30) en parlant des techniciens agricoles en charge du protocole :
« ils disaient tout de suite j’y ai toujours cru (…) et c’est quelque part vrai puisqu’ils avaient des ancêtres qui faisaient la même chose »
Il me semble qu’on appelle ça l’effet expérimentateur … non ?
Episode absolument formidable!
Chapeau bas et un immense merci
C’est un EXCELLENT épisode. Chapeau monsieur Gauvrit !!!
@Arsène : Sauf que c’est exactement le contraire qui est dit, si vous voulez bien vous référer à la citation exacte, qui démarre 13 secondes plus tôt.
Pourquoi ne pas profiter de l’été sec qui s’annonce pour faire vous-même cette expérience, avec les améliorations méthodologiques que vous souhaitez ? Sans oublier les précautions, nécessitées par l’effet sur l’expérimentateur, qui risque sinon de vous rappeler crûment la différence entre musique et protéodies !
@Nicolas Gauvrit : même suggestion, pourquoi ne referiez-vous pas vous-même cette expérience, en mesurant la quantité d’eau retenue, qui vous fait faire des gorges chaudes ?
Aux deux : renseignez-vous, avant de lancer des pseudo-accusations. Ainsi, les comptes-rendus de l’Académie des Sciences sont bien, et étaient déjà bien en 1983, une revue à comité de lecture (mon article de 1983 a mis trois ans pour être accepté) ; et les attendus d’un jugement sur le fond peuvent très bien valider le contenu d’un brevet (ce qui a été le cas du mien… délivré après 12 ans d’expertises).
Merci à tous pour vos encouragements qui me font bien plaisir !
@Joël Sternheimer : Je suis flatté que vous preniez le temps d’écirre (et d’écouter le balado!), sincèrement. Je ne pense pas que nous pourrons tomber d’accord sur la génodique, mais ça ne change rien au fait que j’ai vraiment apprécié vos chansons. J’en ai fait écouter à des amis, qui ont également beaucoup aimé leur originalité.
Sur les CRAS : j’ai peut-être eu tort (il faudrait que je vérifie) de penser que ce n’était pas une revue à comité de lecture. Lorsque j’ai voulu leur soumettre quelque chose pendant ma thèse, j’ai appris qu’il fallait un “parrain”. On m’a aussi dit à l’époque que ça n’était pas une bonne revue, parce que les critères de publications usuels n’y sont pas respectés. C’était en 2001, mais tout le monde avait l’air de dire que ça n’avait rien de nouveau. Récemment, un ami professeur de mathématiques m’a confirmé qu’il ne considérait pas les CRAS comme une revue scientifique à comité de lecture (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de relecture, ni que c’est facile d’y publier).
Je ne connais pas les détails de votre affaire de brevet ; mais la seule raison pour laquelle on peut refuser un brevet est que la technique qui y est décrite n’est pas nouvelle. Qu’elle soit ou non efficace n’entre pas en ligne de compte : c’est ce que j’ai appris en faisant une enquête sur la clé du vin (brevetée, et qui n’a jamais pu prouver la moindre efficacité).
Quant à une reproduction de l’expérience, ce serait effectivement une bonne idée. Je ne pense pas avoir le temps de le faire, mais je vais soumettre l’idée à l’Observatoire Zététique, on verra bien.
Cordialement,
Je suis déçu!!
Vous passez plus de temps à envoyer des piques ironiques qu’à véritablement fournir une critique pointue de la génodique, de sa théorie (dont vous dites vous-mêmes que vous n’êtes pas à même de la comprendre et que vous n’en direz rien) et de ses expériences (dont vous n’avez manifestement pas lu tous les rapports).
Votre seul argument valable est l’absence de publication dans une revue à comité de lecture. C’est un argument considérable (car si les effets sont si puissants, un Nature sur la génodique devrait être faisable), mais 1/2h pour un seul argument c’est un peu long jeune homme.
Amusante, cette nouvelle discipline qui décrypte la « mélodie des particules » …
Cependant, Joël Sternheimer m’a semblé réinventer la roue : il me souvient avoir lu, en 1966, un article dans Plant Physiology où les auteurs vantaient le bénéfice du slow sur la croissance des bananes. La génodique daterait donc de ces observations pionnières.
Plus sérieusement, on constate que la note présentée pour publication aux CRAS Paris en 1983 le fut par un parrain célèbre : André Lichnérowicz. Lequel se chargea, itou, d’annoncer à l’Académie la conception d’un « aérodyne d’un genre nouveau » par un certain Jean-Pierre Petit (en 1975, je crois). Un mathématicien qui fut aussi une source d’inspiration pour les frères Bogdanov lorsqu’ils décidèrent d’abandonner la science fiction (pour les sciences fictives) à la fin des années 80. Il parait opportun de signaler que le dernier directeur de thèses des jumeaux se prénomme Daniel … et n’est autre que l’aîné de Joël. Un grand frère qui se met volontiers en rogne dès qu’un quidam se permet de jeter un doute sur travaux du puîné :
http://deonto-ethique.eu/impostures/ressources/Sternheimer/votre_blog.eml
Bref ! Il ne manque que Jacques Benveniste pour boucler la boucle de la pata-physicochimie.
Autant c’est vrai que son discours est un peu faible, autant ce n’est pas en écoutant une faible interview probablement vulgaire diffusée sur YouTube qu’on peux se faire une idée de la chose…
Je ne pense pas qu’on puisse réfuter une théorie sur le simple fait qu’elle ne soit pas populaire, ou qu’elle n’est pas été validée par certains groupes de personnes à l’éthique respectée.
Certes, ce sont des scientifiques, des gens sérieux et raisonnables. Mais cela n’en constitue en aucun cas une contre preuve, pas plus que deux trois tirades provenant d’une interview “large public”.
Il me semble que le seul moyen de savoir si cela est vraiment acceptable ou pas est de se renseigner sur les acides aminés, sur les protéines, sur ces fréquences émises, et sur leur “amplifications”, “transcriptions” – et ce sont bien sur ces deux derniers mots que j’ai le plus de doute.
Et pourquoi pas élargir son champ de vision aux simples actions des vibrations, du mouvement général sur les plantes et végétaux, avant de plonger les mains dans le cambouis.
Ah oui, et une tomate, ça ne stresse pas ^^ !
C’est juste une information chimique; ça me fait beaucoup rire, j’imagine tout à fait la tomate en sueur, toute stressée !
Bonne continuation !
C’est une idée très poetique au fond. Mais vu l’enormité de l’effet decrit, si c’était vrai ça passerait même dans Nature et Joel Sternheimer serait aussi riche que monsanto à l’heure actuelle. Evidemment, on peut pas trouver de publication qui prouve que ça marche pas (si je reproduit l’expérience et que ca marche pas, je n’aurais pourtant pas prouvé que ca ne peut pas marcher). Ceci dit, si quelqu’un (de preference Joel) peut m’indiquer un mp3 à télécharger de la bonne proteine pour une tomate ou autre, je suis pret à experimenter en milieu semi-aride.