Épisode #172: Petite discussion décontractée entre athées

Interview: Serge Deruette, Calogero Gigante et Thomas Hanson.

 

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3 Responses to “Épisode #172: Petite discussion décontractée entre athées”

  1. bug-in says:

    Sur l’hypothèse des pattern, avec l’exemple donné, franchement j’y suis très sceptique. Parceque, regardons les psycopathes, qui voient des signes partout, ou disons une personne très méfiantes qui voit du tigre derrière tout buissons qui bruissent… Elle va courrir souvent, s’épuiser rapidement et mourrir plus vite sous le coup du vrai tigre… ou alors ça surméfiance crééra un rejet dans son groupe social etc… bref. En fait je suis toujours très sceptique, voire hermétique aux explications prétenduement basé sur la théorie de l’évolution. La théorie de l’évolution et pour moi avant tout historique, après on peu considéré ses explications avec scepticisme… et rejeter toute prétention aux prédictions.

    Quand a la musique de fin, je me dis qu’elle pourrait être l’excuse d’un bon sujet qui pourrait t’intéresser par ailleurs : une émission critique sur la vision de l’écologie uniquement a partir des vivants dit “charismatique” (abeille, baleine, bébé phoque…). C’est un problème en éthique environnementale.

  2. philou says:

    On pourrait se poser une question : l’athéisme n’est-il pas un luxe, que seuls une certaine sécurité intellectuelle et matérielle peuvent permettre d’acheter ?

    Quand la survie, ou celle des siens, dépend de la récolte : quelle force et quelle indépendance de caractère faut-il avoir pour s’en remettre aux caprices de la nature, alors que quelques offrandes aux dieux pourraient avoir une influence bénéfique. En l’occurence, le pragmatique fera comme Pascal, et aura tout intérêt à “croire”.

    Se déclarer athée, dans un confortable après-midi au soleil, c’est une chose. Quand on est dans l’avion en flamme qui va inéluctablement s’écraser, ou quand un être cher est atteint d’une maladie grave, quand les fléaux s’abbattent, comme la guerre, sans qu’on y puisse rien, c’est là qu’on mesure son propre athéisme.

    C’est un peu dommage que dans cette discussion informelle sur l’athéisme, les participants aient réduit la chose en la croyance ou non à des écritures (Bible, Evangiles, Coran) – sans envisager à quel point être athée va à l’encontre de tout ce qui s’est passé pour toutes les cultures humaines depuis l’aube de l’humanité. Je ne veux pas dire qu’il ne “faudrait pas” être athée, je veux dire que ce n’est pas si naturel que ça, que ça ne va pas de soi.

    Un intervenant dit “je suis athée mis ne je mange pas les bébés”. Et pourquoi ? Qu’est-ce qu’il l’empêche, dans son athéisme, de manger les bébés ? Et s’il devait avoir le choix, mourrir de faim ou manger un bébé, qu’est-ce qui motiverais son choix. Et si son choix est d’alors de mourrir de faim, où est le pragmatisme qui veut qu’on cherche d’abord à survivre ? Des valeurs me répondra-t’on peut-être… et là je dirais que ces valeurs, que je peux partager, sont de l’ordre de la croyance.

    De l’ordre de la croyance car l’altruisme c’est envisager l’humanité comme un tout et se placer dans ce tout, s’oublier un peu soi-même, et pour un prédateur en haut de la chaine alimentaire (nous ne sommes pas des fourmis ou des abeilles) ce n’est pas logique, c’est une forme de croyance.

    Bref, il peut paraître un peu bêbête (ou comme vous dites niveau sixième supérieure) d’enfoncer les portes ouvertes du bien et du mal, mais je reste sceptique sur le fait qu’il soit si facile d’échapper à des croyances ( la bible et autres saints écrits n’ont que peu à voir dans cette affaire ).

    Nuls doutes dans mon esprit que les intervants ont poussé leur réflexions personnelles un peu plus loin, mais ça ne ressort pas dans cet épisode, d’où mon commentaire, qui se veut amical.

    Ph.

  3. bug-in says:

    La vie que l’on se décide de mener n’as pas d’objectif prédéfini, malgré les chemins que certains voudrait nous faire parcourir de force. Y compris celui de “la logique”.
    Qu’il faille de la logique dans un raisonnement, et des expériences vérifiables dans un savoir dont on voudrait qu’il est une certaine qualité, c’est probablement nécessaire. Mais vivre, ce n’est pas uniqument avoir des raisonnements logiques et faire augmenter le savoir. C’est aussi avoir des affections, et des valeurs !
    Le problème c’est quand certains nous impose de voir ou de vivre de la manières dont ils le souhaite. Ce problèmes est évidement très vivace quand on se confronte a des obligations que pose l’église sur les personnes (y compris non catholique, en faisant de la politique), mais peut tout aussi bien exister chez des athées. OUI, il y a des déplacements et des dépenses d’énergie que l’on commet dans toute société (chasseurs-ceuilleur ou pas) qui ne paraissent pas logique. Mais je n’y vois rien a leur reprocher, si ils ne sont pas imposés a toutes et tous.

    Chercher d’abord a survivre c’est aussi une forme de croyance, il n’y a absoluement rien, aucune loi, qui disent : je ou tu dois survivre quoi qu’il arrive. Il ne faut pas confondre, ce qui se passe dans l’évolution (description scientifique) et ceux qui doit être (prescription). Sinon c’est le sophisme naturaliste.

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