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	<title>Comments on: Épisode #120: La vulgarisation mathématique</title>
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	<description>Le balado de la Science et de la Raison</description>
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		<title>By: Philippe</title>
		<link>http://pangolia.com/blog/?p=809&#038;cpage=1#comment-15318</link>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2011 02:57:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bon : vulgarisation des maths... mais le sujet déborde très largement. Soit.

Nous voila devant un discours qui explique que la complexité d&#039;une science, quelle qu&#039;elle soit, ne peut plus, à un certain niveau être transmise et comprise sauf aux initiés de la dite-science. 

C&#039;est très intéressant. Car cela veut dire que, à un certain niveau, les plus grand physiciens, les plus astronomes et biologistes... n&#039;auront jamais le niveau mathématique nécessaire pour comprendre les maths dont ils ont besoin.

D&#039;un autre coté c&#039;est rassurant. Ils font partis des 99% des êtres humains qui ne peuvent avoir réellement accès aux progrès des mathématiques.

Si on caractérisait l&#039;être humain par le degré de ses capacités mathématiques, alors il faut éliminer ces 99% d&#039;humanité qui ne méritent plus l&#039;appellation d&#039;être humains, du fait de leur incapacité à capter toutes les subtilités des plus hautes mathématiques.

Mais il y a une chose rassurante, c&#039;est qu&#039;il est bien certain que les matheux entre-eux ne doivent pas toujours être vraiment certain de bien saisir tout les tenants et aboutissant de ce que peuvent pondre leur illustres collègues.

C&#039;est ce genre de question que l&#039;interviewer devrait poser, je pense, à son invité : d&#039;après lui : celui qui a un niveau &quot;bac moins un&quot; en math est-il un être humain à taux plein, ou à taux limité ?

Mais alors, ce génie mathématique peut-il me composer vite fait bien fait un opéra de Mozart, ou un tableau de Monet, ou un roman de Victor Hugo ? 

A mon avis, la vulgarisation mathématique est tout a fait possible - mais il y a deux écueils pour celui qui s&#039;y risquerait : d&#039;abord la perte de prestige, qui ferait découvrir au monde un simple empilement de raisonnement logiques, qui s&#039;imbriquent comme les pièces d&#039;un moteur, une simple mécanique d&#039;horlogerie un peu complexe. Ensuite, la démystification le jetterait immédiatement aux bans du groupe auquel il appartient.

C&#039;est pourquoi, dans l&#039;interview où il est tellement vanté Internet, on verra qu&#039;Internet est le dernier lieu ou l&#039;on trouve de la vulgarisation mathématique.

Il est pourtant très simple de comprendre où - en matière de maths - des gens d&#039;une intelligence commune perdent pieds. Après quelques phrases simples... pouf, un saut intellectuel et sémantique marque rapidement la barrière entre initiés et non initiés.

On le voit dans les bouquins d&#039;histoire des maths, soit disant accessibles à tous, qui dès la quatrième page ne s&#039;adressent finalement qu&#039;à leur pairs, et non au public.

Ce qui se conçoit bien s&#039;exprime clairement. Et je ne vois pas pourquoi on considère que la philosophie est accessible à toute personne qui s&#039;en donne la peine, mais pas les maths.

Vous parlez un peu de biologie : pardon, mais la vulgarisation concernant la biologie est d&#039;un niveau correct, qui ne dénature pas cette science. Le public n&#039;est pas abruti : il sait qu&#039;on lui simplifie les choses, mais qu&#039;il pourrait pousser plus loin les investigations s&#039;il le souhaite. En maths : aucun espoir.

Si les mathématiciens en arrivent à la conclusion qu&#039;il ne savent et ne peuvent communiquer qu&#039;aux mathématiciens -  heureusement que ce n&#039;est pas le cas de tous les scientifiques qui eux n&#039;ont pas peur du monde imparfait de l&#039;humain.

Ph.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bon : vulgarisation des maths&#8230; mais le sujet déborde très largement. Soit.</p>
<p>Nous voila devant un discours qui explique que la complexité d&#8217;une science, quelle qu&#8217;elle soit, ne peut plus, à un certain niveau être transmise et comprise sauf aux initiés de la dite-science. </p>
<p>C&#8217;est très intéressant. Car cela veut dire que, à un certain niveau, les plus grand physiciens, les plus astronomes et biologistes&#8230; n&#8217;auront jamais le niveau mathématique nécessaire pour comprendre les maths dont ils ont besoin.</p>
<p>D&#8217;un autre coté c&#8217;est rassurant. Ils font partis des 99% des êtres humains qui ne peuvent avoir réellement accès aux progrès des mathématiques.</p>
<p>Si on caractérisait l&#8217;être humain par le degré de ses capacités mathématiques, alors il faut éliminer ces 99% d&#8217;humanité qui ne méritent plus l&#8217;appellation d&#8217;être humains, du fait de leur incapacité à capter toutes les subtilités des plus hautes mathématiques.</p>
<p>Mais il y a une chose rassurante, c&#8217;est qu&#8217;il est bien certain que les matheux entre-eux ne doivent pas toujours être vraiment certain de bien saisir tout les tenants et aboutissant de ce que peuvent pondre leur illustres collègues.</p>
<p>C&#8217;est ce genre de question que l&#8217;interviewer devrait poser, je pense, à son invité : d&#8217;après lui : celui qui a un niveau &#8220;bac moins un&#8221; en math est-il un être humain à taux plein, ou à taux limité ?</p>
<p>Mais alors, ce génie mathématique peut-il me composer vite fait bien fait un opéra de Mozart, ou un tableau de Monet, ou un roman de Victor Hugo ? </p>
<p>A mon avis, la vulgarisation mathématique est tout a fait possible &#8211; mais il y a deux écueils pour celui qui s&#8217;y risquerait : d&#8217;abord la perte de prestige, qui ferait découvrir au monde un simple empilement de raisonnement logiques, qui s&#8217;imbriquent comme les pièces d&#8217;un moteur, une simple mécanique d&#8217;horlogerie un peu complexe. Ensuite, la démystification le jetterait immédiatement aux bans du groupe auquel il appartient.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi, dans l&#8217;interview où il est tellement vanté Internet, on verra qu&#8217;Internet est le dernier lieu ou l&#8217;on trouve de la vulgarisation mathématique.</p>
<p>Il est pourtant très simple de comprendre où &#8211; en matière de maths &#8211; des gens d&#8217;une intelligence commune perdent pieds. Après quelques phrases simples&#8230; pouf, un saut intellectuel et sémantique marque rapidement la barrière entre initiés et non initiés.</p>
<p>On le voit dans les bouquins d&#8217;histoire des maths, soit disant accessibles à tous, qui dès la quatrième page ne s&#8217;adressent finalement qu&#8217;à leur pairs, et non au public.</p>
<p>Ce qui se conçoit bien s&#8217;exprime clairement. Et je ne vois pas pourquoi on considère que la philosophie est accessible à toute personne qui s&#8217;en donne la peine, mais pas les maths.</p>
<p>Vous parlez un peu de biologie : pardon, mais la vulgarisation concernant la biologie est d&#8217;un niveau correct, qui ne dénature pas cette science. Le public n&#8217;est pas abruti : il sait qu&#8217;on lui simplifie les choses, mais qu&#8217;il pourrait pousser plus loin les investigations s&#8217;il le souhaite. En maths : aucun espoir.</p>
<p>Si les mathématiciens en arrivent à la conclusion qu&#8217;il ne savent et ne peuvent communiquer qu&#8217;aux mathématiciens &#8211;  heureusement que ce n&#8217;est pas le cas de tous les scientifiques qui eux n&#8217;ont pas peur du monde imparfait de l&#8217;humain.</p>
<p>Ph.</p>
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